Il semble que la nouvelle suite logiciel iLife ’11 d’Apple ne contiendra plus iDVD qui devrait être remplacé par une autre application encore inconnue.
Quand on prend un peu de recul et qu’on considère la stratégie d’Apple ces dernières années, il semble y avoir une tendance:
- le nouvel AppleTV est un engin de streaming vidéo
- MobileMe/iWork.com/iDisk
- le Apple Store qui virtualise, du moins en partie, le cycle de vie des applications et de la musique.
- le gigantesque centre de données qu’Apple a construit en Caroline du Nord
- l’intrusion d’Apple dans les réseaux sociaux (Ping)
- le refus d’Apple d’endosser et d’offrir le support pour le BlueRay
Considérant aussi les tendances lourdes de l’industrie en ce qui concerne la virtualisation et l’infonuagique (cloud computing), quelque chose me dit que cette nouvelle application mystère pourrait bien être reliée à l’entreposage, la gestion et la distribution de contenu multimédia personnel.
J’opterais pour une application de publication personnelle supportant:
- blogue (iWeb)
- video (iMovie)
- photo (iPhoto)
- musique (GarageBand)
L’engin de publication précédent était iDVD – limité au CDs et DVDs. Je pense qu’il sera remplacé par un engin unifié de publication sur le web. Le contenu video sera lu en transit (streamed) au lieu d’être lu d’un support physique tel un DVD.
Bien sûr, tout le contenu devrait être automatiquement formaté pour l’ensemble des bidules Apple (Mac, iPod/iPhone, iPad, AppleTV).
Et tant qu’a y être, pourquoi ne pas permettre à l’auteur que vous êtes de commercialiser votre propre contenu – ceci favoriserait la création de contenu de plus grande qualité et Apple prendrait sa cote en passant comme elle le fait avec les applications sur l’AppStore et la musique sur iTunes Store. Vous pourriez enfin vendre vos vidéos qui seront lus en transit avec l’Apple TV, votre roman ou essais qui sera lu sur l’iPad via iBook, vos compositions musicales, vos photos, votre propre magazine ou journal, etc. Assistons-nous à une autre étape importante vers la démocratisation de l’industrie de la publication?
iPublish? The Cloud for the rest of us?
My two speculative cents. On verra bien.
L’intelligence humaine est limitée.
Bon. Rien de nouveau. Mais un problème qui nous concerne tous semble découler de cet état de choses.
Avec la globalisation des marchés, l’environnement, les politiques internationales, les conflits science/religion, les différents niveaux d’évolution des diverses nations, les problèmes auxquels nous devons maintenant faire face sont passés à un autre niveau. Ils deviennent combinatoires. Nous faisons face à de tels défis que même le comité Nobel a cru bon de décerner un prix au président Obama pour ses efforts en diplomatie en vue de réconcilier les peuples. Au moment où il a été décerné, on avait plus d’espoir que de faits. Et il va en falloir de l’espoir…
Les problèmes auxquels nous faisons face en tant qu’espèce deviennent de plus en plus globaux. En fait, c’est de moins en moins au niveau social, national ou même international que se joue la partie, mais à une échelle totalement globale, à l’échelle de l’espèce. Les communications et l’information nous permettent maintenant de réaliser sur une échelle globale que plusieurs problèmes d’envergure sont à notre porte.
L’environnement. (réchauffement climatique, exploitation outrancière des ressources et conséquences de cette exploitation (hummm, on se souvient de BP dans le golfe?), mode de vie non soutenable, épuisement des terres agricoles, hausse du niveau des océans, accès à l’eau potable, etc.)
L’économie (distribution des richesses, globalisation des marchés, relocalisation du travail, exploitation démesurée des ressources (encore!), cheap labor, esclavage des enfants, etc.)
La santé (pandémie, obésité, malnutrition, fast-food)
Sans compter les autres problèmes quine font partie d’aucune catégorie ou de plusieurs: OGM, appauvrissement des terres agricoles, production d’énergie, disputes territoriales, manipulation génétiques, éducation, corruption, génocides, sécurité, etc.
Ces problèmes sont, en plus d’être extrêmement complexes,inter-reliés. Le nombre de variables dynamiques sous-jacentes est trop grand et ces dernières changent trop vite. Humainement, je pense de plus en plus que nous sommes devant une impasse. À moins que…
Dans le passé, nous avons su vaincre nos problèmes en utilisant notre intelligence. Nous avons construit des machines, des systèmes, des organisations afin de continuer d’avancer. Nous avons créé des machines plus fortes que nous, plus rapide que nous, plus performantes que nous. Je pense que nous sommes à une telle étape. Nous devons maintenant construire des machines plus intelligentes que nous.
Je crois de plus en plus que l’intelligence humaine ne peut suffire seule. Nous devrons nous aider de systèmes d’intelligence artificielle pour nous permettre de passer le prochain demi-siècle. Cependant, il y a un hic: on ne sait pas encore comment! En fait, on ne s’entend même pas sur la définition de l’intelligence! C’est pourquoi il nous faudrait un autre projet « Manhattan » mais dont l’objectif cette fois-ci ne serait pas de construire un engin explosif, mais un engin universel de résolution de problème. Il a fallu une lettre d’Einstein (dont le brouillon avait été signé par Szilard) au président des États-Unis pour l’avertir d’une menace imminente. Qui aurait la crédibilité pour signer une telle lettre aujourd’hui? D’autant plus que la menace n’en est pas une de souveraineté ou de liberté nationale, mais de survie globale, à long terme.
En fait, ce n’est pas vraiment une impasse à laquelle nous faisons face. Mais juste un autre défi. De ceux que pose la nature afin de sélectionner les espèces qui auront le privilège de survivre. C’est le droit de passage à payer. C’est un pas de plus vers cet âge d’or, destin de l’être humain, si nous le voulons bien.
Je me souviens, il y a quelques années, un passant de porte-à-porte propageant sa bonne nouvelle religieuse cogna chez moi. Quand j’ouvris, il me demanda si je trouvais que tout allait de plus en plus mal dans le monde. Bien sûr, il s’attendait que j’acquiesce en renchérissant sur les meurtres, les tremblements de terre, les sécheresses, les guerres et les famines. Mais je lui répondis que non, je ne croyais pas. Au contraire, je lui dis que je pensais que les choses allaient en s’améliorant. Il n’y a pas plus de 5000 ans, les gens mourraient d’une carie et l’espérance de vie était de 30 ans. Les humains étaient souvent la proie des grands prédateurs et les maladies faisaient des ravages douloureux. Mais on a quand même réussi à inventer la sédentarité, les cités, l’agriculture, le commerce, les gouvernements, l’écriture, l’imprimerie, l’école, les antidouleurs, la méthode scientifique, l’industrialisation, les antibiotiques, le téléphone, la radio, la télévision, internet… et on ne fait que débuter. On ne tremble plus devant la foudre ou un volcan déifié, on s’émerveille plutôt devant ce grandiose spectacle de la nature. On est passé d’une vision égocentrique, arrogante et infantile du monde à une vision humble et inspirante de la réalité physique, biologique et psychologique.
Le moment où un Cro-Magnon tenta de saisir cette boule de lumière dans le ciel et l’instant où l’humanité posa le pied sur la lune ne sont séparés que de 50 000 ans. Nous avons fait une formidable progression et c’est loin d’être terminé. L’aventure ne fait que commencer et nous sommes voués à un âge d’or. Bien sûr, il y a des fluctuations statistiques où on peut reculer un peu ou ralentir notre progrès comme l’époque médiévale où l’église a freiné l’avancement de l’occident pendant 1000 ans, ou une guerre qui nous a fait reculer de 50 ans, ou l’élection d’un président de 10 ans, mais ce ne sont que des anomalies localisées et passagères. Quand on ne regarde pas plus loin que le bout de son nez, tout semble aller mal en effet. Mais quand on prend du recul et qu’on élargit sa perspective, alors on devient optimiste, car l’humanité, ultimement, progresse.
Il y eut un moment de silence. Puis je crois qu’il accrocha sur l’aspect « religion » de ma réponse. Il me demanda si je croyais en Dieu. Je lui demandai lequel. Hésitant (et un peu surpris), il me répondit « bien, Dieu! Le seul Vrai Dieu, le Dieu tel que révélé dans la Bible ». Je lui dis que non, je n’étais pas superstitieux. Mais que j’étais tout ouvert à l’entendre pour m’en convaincre et que lors de cette discussion, j’allais être aussi sincère et honnête que possible dans mes questions, mais qu’il y avait cependant un danger… Il me demanda quel était ce danger. Je répondis que dans le processus de mes questions, il était possible que s’il tentait de me répondre aussi honnêtement et sincèrement que le seraient mes questions, il risquait de perdre la foi.
Un autre moment de silence. Il détourna les yeux, me salua et descendit les marches.
Dans de telles discussions, je pose des questions, je veux savoir. Je tente de ne pas être confrontatif. Je cherche à comprendre. Je cherche à comprendre l’être humain devant moi, ce qu’il pense, ce à quoi il croit, et pourquoi. Quand je constate une inconsistance, je questionne tant qu’elle n’est pas réglée. Et quand je me frappe à un « C’est ainsi », je relance du fameux « Pourquoi? » Un peu comme un enfant. Je pense que des questions peuvent faire craquer la coquille des religions. Il faut seulement que la question vienne de l’intérieur de la coquille et soit sincère. Les croyances religieuses ont tendance à s’effondrer devant un sincère auto-questionnement de leur souteneur. Et si, justement, dans un dialogue sincère et vrai, les questions ainsi posées à un croyant deviennent siennes…
Je veux bien être converti. Si c’est réciproque.
Suite à mon billet sur le eBook, j’ai reçu un commentaire dissident d’imaginezautrechose. Je crois qu’elle présente quelques arguments intéressants et plutôt que de répondre en un commentaire, j’ai décidé d’y aller d’une suite à mon billet sur le eBook.
Il est évident que passer au livre électronique fera en sorte que nous devrons laisser derrière nous quelques artéfacts romantiques. Il est très vrai que l’odeur d’un vieux livre qu’on ouvre, ou l’atmosphère d’une bibliothèque, ou le bruit d’une page mince qu’on tourne font partie de l’expérience positive de la lecture. À chaque pas technologique, on a d’ailleurs observé ce type de deuil, mais ceux qui ont eu à les vivre en ont décidé ainsi, car ils ont vu plus d’avantages que d’inconvénients dans la passation à une autre technologie. C’est souvent une question de commodité. Voici une brève liste de changements technologiques que nous avons vécu dans l’histoire et qui ont impliqué un tel choix (je vous invite, pour chacun des éléments de la liste, à vous arrêter quelques secondes et de penser à ce qui a été perdu et à ce qui a été gagné):
- disque en vinyle vs le disque compact,
- musique en ligne vs CD,
- VHS vs DVD,
- DVD vs Blueray,
- photographie vs peinture,
- enregistrement vs performance live,
- automobile vs cheval,
- peinture à l’huile vs peinture à base d’œufs,
- réplication manuelle vs Gutenberg,
- écriture vs tradition orale,
- argent vs troupeau de chêvre
- etc.
Hier il y avait une chronique chez Christiane Charrette à la radio de Radio-Canada sur les livres électroniques. On parlait des différents lecteurs de eBooks: le Kindle, le Reader de Sony, le iPod/iPhone d’Apple, l’Androïd de Google… La conversation entre Bruno Guglielminetti et Michel Tremblay tournait autour de la grosseur des polices et de l’écran et combien les éditeurs sont réfractaires à cette nouvelle vague puisque les livres en version électronique coûtent moins chers et qu’ils ne font presque plus de profit. En passant, ces mêmes éditeurs oublient de mentionner que seule la première copie d’un livre électronique coûte quelque chose à produire – toutes les autres copies ne coûtent rien, absolument rien à produire – seulement un partage de revenu avec l’AUTEUR, le créateur, la source sans qui il n’y aurait pas de livre en premier lieu. Alors, produire 1 ou 1 milliard de livres coûte la même chose. Sachant ceci, je suis content pour les auteurs qui vont, je l’espère, savoir profiter de la situation et obtenir un salaire décent pour leur œuvre.
Je comprends pourquoi les éditeurs tremblent! On ne parle pas d’un petit changement, mais d’une désintermédiation de la chaîne de valeur de l’industrie de la publication. Quel sera le rôle des éditeurs? Plus besoin d’imprimer, de relier, de distribuer dans les libraires. Plus d’arbres sacrifiés (d’ailleurs, l’industrie du bois a aussi besoin de sérieusement se réformer). Plus d’éditions épuisées. Plus de back order. Plus de files d’attente pour obtenir le dernier Harry Potter… Alors comme auteur, pourquoi irais-je voir un éditeur pour publier mon livre alors que je pourrais le charger directement sur une espèce d’iTunes pour les livres où les gens peuvent l’acheter et d’où je recevrais directement 70% des revenus de chaque vente? Les éditeurs ont raison de trembler – il peuvent très bien n’être réduits qu’à de simples critiques de livres parmi tant d’autres. De plus, terminé les rejets des éditeurs. Tu écris, tu publies, tu récoltes si c’est bon. Ce changement total de cette industrie est une étape normale dans la démocratisation et de la désintermédiation de cette industrie. Mais c’est une étape qui fera mal et je comprends parfaitement pourquoi un grand pan de cette industrie crie haut et fort (en utilisant souvent les droits d’auteur comme support moral). Et ce pan de l’industrie englobe les papetières, les éditeurs, les imprimeurs, les distributeurs, les librairies, etc. Seuls les véritables créateurs (écrivains, illustrateurs, typographistes, monteurs, etc.), bref, ceux qui sont les moins payés et dont l’apport est le plus grand dans cette industrie survivront, car ils ont leur raison d’être dans le processus de création; ils sont indispensables. Je sens d’ici la résistance de l’argent.
Sauf que la transformation est commencée.
Il nous est maintenant possible d’accéder à une quantité incroyable de grands classiques via le projet Gutenberg (dont des centaines en français). Terminé de payer 15$ pour une réédition d’un livre de deux cents ans…
Cependant, peu de gens semblent penser aux nouvelles possibilités que vont permettre ces nouveaux appareils en particulier et le livre électronique en général. Et c’est ce que j’aurais aimé entendre de la part de Bruno Guglielminetti – mais avait-il seulement le temps d’aller jusque-là – même si c’est lui qui est le réalisateur de cette émission? (Je vais éventuellement bloguer sur la place faite à la science et la technologie dans les média)
Imaginez que l’écrivain puisse préparer son livre et modifier certains passages selon l’heure ou le lieu où vous le lisez. Imaginez que l’auteur puisse changer des passages en temps réel, pour les corriger ou les améliorer. Imaginez la formation de cercles de lectures où vous pouvez synchroniser les différents lecteurs afin qu’ils puissent échanger sur un chapitre sans voir le chapitre suivant, ou se laisser des commentaires, ou des idées. Imaginez que vous puissiez suggérer des améliorations à l’auteur d’une œuvre en ajoutant une note sur un passage particulier. Imaginez que pour chaque faute que vous corrigez dans un livre, vous obteniez un remboursement sur votre achat – et que cette correction soit poussée chez les autres consommateurs qui l’ont acheté et sur la version originale. Imaginez que vous puissiez avoir accès à des images, des films, des figures en 3 dimensions, des compléments d’information multimédia relatifs au livre, à un personnage, à un lieu, à une émotion, à une démonstration, à une cène de crime. Imaginez pouvoir poser des questions à l’auteur. Imaginez que vous puissiez traîner avec vous tous les livres de votre bibliothèque. Imaginez que vous ayez accès sur votre lecteur électronique à tous les livres qui n’ont jamais été écrits dans toute l’histoire de l’humanité, et dans votre langue. Tout ceci, dans votre poche, dans votre lecteur de eBook. Imaginez comment l’éducation pourrait utiliser et profiter de nouvelles approches pour les livres de classe, les devoirs, les examens. Quelles sont les possibilités offertes aux enseignants pour personnaliser l’enseignement à un enfant en difficulté? Les possibilités sont enivrantes. Et ce n’est qu’une question de temps. La technologie pour tout ceci est soit déjà soi présente, soi en développement. Cette révolution va non seulement altérer notre façon de lire, mais aussi, fondamentalement, notre relation avec l’écrit, notre façon d’apprendre et de s’exprimer.
L’industrie du livre va vivre dans les quelques prochaines années une révolution aussi importante que ne le fut l’invention de Gutenberg. Je sais, on a dit ceci de l’Internet. Mais c’est plutôt le livre électronique qui va compléter cette révolution en apportant une redéfinition du quatrième écran. Le domaine de l’édition va être fondamentalement bouleversé. Les dinosaures vont tenter de lutter pour survivre et retarder l’inévitable. Mais des joueurs émergents vont voir et saisir les nouvelles opportunités, et ceux-là vont éventuellement dominer sur ceux qui périclitent. C’est ce qui arrive tout le temps.
Il est très intéressant de lire les commentaires laissés par les auditeurs suite à cette émission, même s’ils sont peu nombreux… pour l’instant.
Et ici, je n’ai parlé que des livres… Que dire des magazines, des quotidiens, et du reste du matériel imprimé?
Le futur est brillant.
Tabarslack, je pète une coche.
Est-ce qu’il y a quelqu’un dans la salle qui peut expliquer à notre ministre de l’éducation ce qu’est la réforme de l’éducation?
Et, en passant, il faudrait aussi que cette personne l’explique aussi au restant de la population du Québec! Ça fait assez longtemps qu’on en entend parler, que tout le monde chiale et pleurniche dessus, sans savoir ce que c’est. Il est où le Défenseur de la réforme? Piaget, éclaire-nous!
Je suis aussi tanné que dès qu’on parle de quoi que ce soit dans notre société, en passant par les accommodements religieux et les gangs de rue, on accuse la réforme, écorchant au passage les enseignants et enseignantes.
Je vais ici, ce soir, jeter mon pavé dans la marre et aussi donner mon point de vue, comme tout le monde, une fois pour toutes. Après je n’en reparlerai plus. (Peut-être!
)
D’abord qu’est-ce que la réforme?
Pour faire simple, je vous laisse deux choix:
1. Enseigner les ‘connaissances’ ainsi qu’on le faisait à l’époque médiévale, ou
2. Utiliser ce que nous avons appris dans les dernières centaines d’années en sciences cognitives, neuropsychologie, et dans les découvertes de la science moderne afin d’améliorer notre façon d’enseigner.
Le choix est aussi simple que cela. Et la réforme est la seconde branche de l’alternative.
Depuis Charlemagne, il y a eu la Renaissance, l’époque des lumières, Copernic, Galilée, Freud, Piaget, Wilber, et d’innombrables autres! On sait aujourd’hui qu’il y a plusieurs formes d’intelligence, plusieurs méthodes d’apprentissage, plusieurs types de personnalité, et nous avons chacun nos forces et nos faiblesses en celles-ci. Peut-on juste intégrer les connaissances que nous avons acquises sur la psychologie et le cerveau humain afin d’avancer un peu en tant qu’humanité dans notre apprentissage de qui nous sommes et des connaissances générales?
Et je passe outre le fameux débat sur le sens de l’éducation: doit-on fabriquer un meilleur employé ou former un meilleur être humain?
Quand j’entends notre ministre balayer du revers de la main les efforts acharnés de nos enseignants pour essayer d’appliquer la réforme (qui a été très mal communiquée à ceux-ci, en passant) et les efforts louangeables des fonctionnaires de l’Éducation pour venir dire que ce sont les parents qui ont raison, je me sens réduit à de la marchandise électorale de masse à qui il faut plaire coûte que coûte, peu importe le prix futur à payer, pourvu que quelqu’un se fasse réélire pour un autre mandat.
Les parents voulaient des évaluations avec des chiffres? Donnons-leur. Ils veulent des dictées? Donnons-leur. Il ne faut surtout pas aller à rebrousse-poil de la marchandise électorale. Mais quelqu’un peut-il expliquer à ces mêmes parents que les chiffres ne veulent pas dire grand-chose. Que la dictée n’apprend pas à saisir l’histoire d’un livre – ce qui est l’essence de la lecture – ni à exprimer correctement nos idées – ce qui est l’essence de l’écriture. Tu veux des chiffres pour l’évaluation de ton enfant? OK, il a 88%. Content? Va te péter les bretelles auprès de tes voisins et de ton beau-frère au party de Noël. Ne serait-il pas mieux pour ton enfant que tu saches qu’il a de la difficulté à comprendre ce qu’il lit? Au moins, tu sauras quoi faire – passer du temps avec lui et lire avec lui. N’aimerais-tu pas savoir qu’il a peut-être de la difficulté à lire, mais qu’il a une imagination hallucinante pour les histoires? Mais non, tu veux une note. 75%. Content? À ce titre, rétablissons aussi la peine de mort, une majorité y est peut-être favorable. Et s’il n’y a pas de majorité, on n’a qu’à faire un blitz média avec quelques victimes… Du pain et des jeux avec ça?
La réforme permet d’aller au-delà des chiffres et de ramener l’éducation à ce qu’est l’être humain… un être humain. Pas une série de chiffres.
Ah oui, en passant, ton deuxième enfant chéri, il a eu 32% en géographie. Que vas-tu faire pour l’aider? Tu n’en a aucune idée parce que ce que tu veux savoir comme parent c’est qu’il n’y a pas de problème, ou que ses problèmes sont acceptables. Mais un 32% en géographie te dit-il qu’il tripe sur la géographie physique et que l’examen formel et normalisé que tu voulais était à côté de l’incroyable intelligence que ton enfant possède, mais qu’on n’avait pas identifiée il y a 1200 ans? Ah oui, en passant, il avait un rhume à son dernier examen…
Pis tant qu’à parler de réforme, allons au bout.
Confierais-tu ton bien le plus précieux à quelqu’un sans t’arranger pour qu’il excelle dans la gestion de ton bien? Qui osera dire ici que nos enfants ne sont pas notre plus précieux investissement? On demande à nos enseignants de se dépasser – et la plupart mettent d’innombrables heures non payées pour nos enfants, et on leur donne un salaire de pitié. Pire, on leur crache dessus à la première occasion, ou on les accuse des pires maux sociaux dont NOUS sommes responsables. Va-t-on finir par reconnaître la profession d’enseignant et la valoriser à sa propre valeur???
On juge une société à l’importance qu’elle accorde, entre autres, à ses enfants. Et nos enseignants sont ceux qui préparent non seulement notre société de demain, mais aussi le lit dans lequel on reposera au soir de notre vie. Espérons que nos enfants, qui s’occuperont alors de nous, voudront savoir plus de nous qu’une simple note sur notre bulletin de vie. Parce que, laissez-moi vous dire, il y en a une gang qui ne passeront pas.
On entent beaucoup parler de Web 2.0 ces derniers temps. Beaucoup se demandent ce que c’est. Voici donc ma lecture et ma perspective sur l’évolution du Web.
Web 1.0 existe depuis des années déjà. Depuis qu’un physicien au CERN a créé un logiciel (browser) pour accéder l’information créée par d’autres chercheurs, l’ère web 1.0 existe. Pendant longtemps le Web 1.0 permettait à l’usager de lire l’information mise à sa disposition par les constructeurs de site web. Ce fut l’ère de Yahoo!, des sites web corporatifs, des sites web personnels, etc. Le web était un nouveau moyen d’accéder à l’information, une gigantesque bibliothèque. Le web 1.0 est le web des vitrines, des portails et de l’information unidirectionnelle. Le mot clé du web 1.0 est LECTURE (read).
Le web 2.0 va un peu plus loin. Il permet à l’utilisateur d’écrire, de participer, de créer. Ainsi, le web 2.0 est sous la domination des bloggers.com, flickr.com, del.ocio.us.com, wikipedia, myspace, youtube, et autres sites collaboratifs. Les sites sont beaucoup plus réactifs (merci à AJAX) et permettent à tous d’ajouter du matériel, d’échanger, de collaborer. Bien sûr, certains sites présents depuis longtemps permettent de genre d’interactivité, mais l’ère du web 2.0 a démocratisé le contenu du web de façon substantielle. Le mot clé du web 2.0 est ECRITURE (write). Nous sommes présentement à l’ère du web 2.0 quoique la majorité des sites sont encore 1.0.
Le web 3.0 est dans notre futur. Il n’est pas encore là. Mais je vais tenter de jeter les bases de ce que je crois que sera le web 3.0. Le mot clé du web 3.0 sera EXECUTION (execute). Vous voyez maintenant le fondement de mon modèle… read, write, execute… Le web 3.0 sera un web sémantique, où, au lieu de chercher des mots-clés (comme avec Google où la recherche est encore très web 1.0), on posera des questions plus sophistiquées au web. La syntaxe du web permettra de combiner des critères de recherche au niveau de la sémantique. Il y aura beaucoup plus de traffic machine à machine puisque l’information, au lieu d’être strictement narrative comme aujourd’hui, aura un sens et un contexte. Les technologies comme les micro-formats, RDF, etc, commencent à émerger pour en arriver au web 3.0. Le browser devra évoluer et devenir une application plus lourde qui devra permettre un langage plus naturel avec l’utilisateur. Le browser est aujourd’hui une fenêtre plus ou moins intelligente donnant accès au web. Demain il deviendra un véritable agent intelligent qui m’interfacera avec le web et optimisera mon expérience. Le web englobera les communications en général, la télévision, la téléphonie, la présence, bref, tous les moyens de communications électroniques.
Au delà de ceci? Dans un autre blogue.








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