En cette année de Darwin, et en cette semaine du ministre fédéral des Sciences et des Technologies, M. Gary Goodyear, qui refuse de se prononcer sur la question, j’étais curieux de savoir où nous en étions au Canada (et au Québec) sur la question de l’évolution.
Voici ce que j’ai trouvé.
Selon un sondage Angus Reid réalisé entre le 12 et le 13 juin 2007 (1088 participants), une majorité de Canadiens, et une grande majorité de Québécois considèrent que la loi de l’évolution est véridique.
C’était la bonne nouvelle.
La mauvaise nouvelle est que peu des participants interrogés comprennent ce que signifie réellement la loi de l’évolution. De plus, plus de 42% des Canadiens (et 45% des Québécois!) croient que les dinosaures ont coexisté avec les êtres humains.
Allez hop! Au travail!

Il arrive quelquefois qu’on mette la main sur un livre, recommandé souvent, en ne sachant pas.
On commence à lire. On tourne les pages. Au début, il y a ce vague sentiment, à peine perceptible. On continue de lire. Et le sentiment prend lentement forme, il se précise et il grandit. Jusqu’à ce qu’on réalise la nature véritable de cette impression: on foule un des sommets de la littérature humaine. Et c’est la certitude. C’est un chef-d’oeuvre! On savoure désormais chaque mot, chaque leçon de vie, chaque idée. Cependant, au fil des pages qu’on tourne aussi lentement que possible, un deuil peu à peu s’installe. Plus on s’approche de la dernière page, plus on sait que jamais une telle expérience ne se représentera à nous. Puis c’est la cassure de la fin. On entre dans la mort les yeux ouverts. On aura beau chercher fébrilement une expérience intérieure semblable, on sait bien que le sommet est désormais derrière soi. Dans l’espoir, on essaie les autres de Yourcenar. Non. On tente Proust, Hesse, Camus. Toujours en vain. Alors on commence à jalouser ceux qui ne l’ont pas lu, car on sait combien grande sera la découverte. On jalouse le potentiel de l’innocence.
Ainsi en est-il des Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar.
Il y a avant. Et il y a après.
Puisse ce livre être le dernier que vous lisiez, car les autres vous laisseront inachevé.



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