Mes photos
2007.06.03 17:12 Catégorie: Photographie
Mes photographies sont maintenant beaucoup plus abstraites, plus épurées, plus minimalistes. Chaque photo m'est plus importante. Chaque photo m'est plus pensée et plus consciente.
Je fais de la
photographie depuis quoi, 30 ans?
Je me souviens de mon premier appareil photo que j'ai eu - un Yashica TL-Electro. Un reflex. Je l'ai acheté de mon frère pour mon tout premier camp d'astronomie, alors que j'avais 11 ans. Au début, je faisais de l'astrophoto que je développais moi-même - j'ai même été publié. J'ai appris à propos des révélateurs, des bains d'arrêt, des fixateurs, du photoFlo... Combien de négatifs ai-je suspendu afin de les faire sécher? J'ai même failli perdre 80% de ma vision en me fabriquant une chambre noire chez moi... j'en ai encore une cicatrice sur la cornée que je vois encore aujourd'hui quand je regardes à travers un oculaire quelconque.
J'ai
passé à travers plusieurs phases. Tout
photographier. Photographier mes amis, même
s'ils exécraient. La photo technique, pour la
science, sur lesquelles on prenaient des mesures
précises. La photo de mariage et de baptême,
avec ses patterns connus et répétitifs. La photo
de paysages, probablement celle à travers
laquelle je me suis le plus réalisé. Pourquoi?
C'est qui je suis au plus profond. J'ai toujours
été émerveillé par la nature, de par le fait que
mon esprit puisse à la fois regarder les étoiles
y voyager par mon imagination tout en sentant
directement et intensément la fraîcheur de
l'herbe sous mes pieds nus. J'ai grandit entre
l'herbe, le fleuve, la montagne et les étoiles,
à Baie St-Paul. Pour moi, toutes les merveilles
de la natures sont indissociables. Je ne peux
concevoir un univers où tout n'est inter-relié.
Et pour moi, photographier la nature et les
paysages n'était pas photographier des montagnes
inertes, sans âme et sans vie, mais
photographier qui je suis, mon essence, mon être
profond. En moi, j'ai toujours fait partie
intégrante de mon environnement. Et la
photographie n'en n'était qu'un moyen
d'expression.
Il y eu cette phase famille où mes enfants étaient mes principaux sujets. Je crois que c'est par émerveillement encore qu'ils étaient au centre de mes préoccupations. Par émerveillement de l'émergence de l'individualité, de la conscience humaine, de la Vie, de l'existence.
Et maintenant, quelle est ma phase? Ma famille est plus derrière moi que par devant. Même chose pour les montagnes comme me le faisait remarquer François.
Je
réalise que mes photographies sont maintenant
beaucoup plus abstraites, plus épurées, plus
minimalistes. Chaque photo m'est plus
importante. Chaque photo m'est plus pensée et
plus consciente. Que ce soit le Grand
Canyon ou un simple geste,
je prends plus de temps intérieur pour capturer
l'instant, en post-processing ou en réel.
Je prépares une exposition - les 12 meilleures photos de ma vie (à date - car je prévois vivre pour un bout encore, n'en déplaise!
Je publierai ici les coordonnées
espace-temps.
Et après? Après cette exposition?
Je suis conscient que mes photos sont dénuées d'êtres humains. Mon défi repose dans les portraits. Je ne sais pas photographier les êtres humains. Je ne me suis jamais permis de photographier librement l'essence d'un autre être humain - par pudeur sûrement. Oui j'ai quelques clichés volés ici et là, mais jamais en toute liberté. Pour moi, un portrait est une représentation de l'essence de qui nous sommes. Plusieurs photographes engagent des modèles - je le ferai éventuellement, mais je devrai m'asseoir avec un certain temps, histoire de le/la connaître, de connaître ses peurs et ses inspirations, ses désirs et des motivations, ses amours et ses douleurs. Mon focus ne se fait pas sur la pupille, mais à l'arrière de celle-ci. Je n'ai pas encore atteint ce stage. Un jour peut-être...
clic.
Je me souviens de mon premier appareil photo que j'ai eu - un Yashica TL-Electro. Un reflex. Je l'ai acheté de mon frère pour mon tout premier camp d'astronomie, alors que j'avais 11 ans. Au début, je faisais de l'astrophoto que je développais moi-même - j'ai même été publié. J'ai appris à propos des révélateurs, des bains d'arrêt, des fixateurs, du photoFlo... Combien de négatifs ai-je suspendu afin de les faire sécher? J'ai même failli perdre 80% de ma vision en me fabriquant une chambre noire chez moi... j'en ai encore une cicatrice sur la cornée que je vois encore aujourd'hui quand je regardes à travers un oculaire quelconque.
J'ai
passé à travers plusieurs phases. Tout
photographier. Photographier mes amis, même
s'ils exécraient. La photo technique, pour la
science, sur lesquelles on prenaient des mesures
précises. La photo de mariage et de baptême,
avec ses patterns connus et répétitifs. La photo
de paysages, probablement celle à travers
laquelle je me suis le plus réalisé. Pourquoi?
C'est qui je suis au plus profond. J'ai toujours
été émerveillé par la nature, de par le fait que
mon esprit puisse à la fois regarder les étoiles
y voyager par mon imagination tout en sentant
directement et intensément la fraîcheur de
l'herbe sous mes pieds nus. J'ai grandit entre
l'herbe, le fleuve, la montagne et les étoiles,
à Baie St-Paul. Pour moi, toutes les merveilles
de la natures sont indissociables. Je ne peux
concevoir un univers où tout n'est inter-relié.
Et pour moi, photographier la nature et les
paysages n'était pas photographier des montagnes
inertes, sans âme et sans vie, mais
photographier qui je suis, mon essence, mon être
profond. En moi, j'ai toujours fait partie
intégrante de mon environnement. Et la
photographie n'en n'était qu'un moyen
d'expression.
Il y eu cette phase famille où mes enfants étaient mes principaux sujets. Je crois que c'est par émerveillement encore qu'ils étaient au centre de mes préoccupations. Par émerveillement de l'émergence de l'individualité, de la conscience humaine, de la Vie, de l'existence.
Et maintenant, quelle est ma phase? Ma famille est plus derrière moi que par devant. Même chose pour les montagnes comme me le faisait remarquer François.
Je
réalise que mes photographies sont maintenant
beaucoup plus abstraites, plus épurées, plus
minimalistes. Chaque photo m'est plus
importante. Chaque photo m'est plus pensée et
plus consciente. Que ce soit le Grand
Canyon ou un simple geste,
je prends plus de temps intérieur pour capturer
l'instant, en post-processing ou en réel.
Je prépares une exposition - les 12 meilleures photos de ma vie (à date - car je prévois vivre pour un bout encore, n'en déplaise!
Et après? Après cette exposition?
Je suis conscient que mes photos sont dénuées d'êtres humains. Mon défi repose dans les portraits. Je ne sais pas photographier les êtres humains. Je ne me suis jamais permis de photographier librement l'essence d'un autre être humain - par pudeur sûrement. Oui j'ai quelques clichés volés ici et là, mais jamais en toute liberté. Pour moi, un portrait est une représentation de l'essence de qui nous sommes. Plusieurs photographes engagent des modèles - je le ferai éventuellement, mais je devrai m'asseoir avec un certain temps, histoire de le/la connaître, de connaître ses peurs et ses inspirations, ses désirs et des motivations, ses amours et ses douleurs. Mon focus ne se fait pas sur la pupille, mais à l'arrière de celle-ci. Je n'ai pas encore atteint ce stage. Un jour peut-être...
clic.